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Resident Evil Requiem : date de sortie, histoire et gameplay RE9

Resident Evil Requiem : le grand retour du survival horror signé Capcom

Après plusieurs années dominées par les remakes et les aventures d’Ethan Winters, la saga la plus emblématique du jeu d’horreur revient sur le devant de la scène avec Resident Evil Requiem. Neuvième épisode majeur de la licence, connu au Japon sous le nom de Biohazard Requiem, ce nouvel opus marque un tournant : il célèbre les trente ans de la franchise tout en réinventant sa formule grâce à un double héros, une mise en scène spectaculaire et un retour tant attendu dans les ruines de Raccoon City. Développé et édité par Capcom, ce survival horror a immédiatement conquis les joueurs du monde entier et s’est imposé comme l’un des lancements les plus marquants de l’histoire de la série.

Que vous soyez un vétéran qui a connu les couloirs du manoir Spencer dès 1996 ou un nouveau venu attiré par la réputation sulfureuse de la licence, Resident Evil Requiem a été pensé pour vous happer. Entre horreur psychologique glaçante, action nerveuse et clins d’œil constants au passé, le titre réussit un équilibre rare. Dans ce dossier complet, nous passons en revue tout ce qu’il faut savoir sur ce nouveau Resident Evil : sa date de sortie, ses plateformes, son scénario, son gameplay, ses personnages et son incroyable succès commercial.

Date de sortie et plateformes de Resident Evil Requiem

Resident Evil Requiem est sorti le 27 février 2026, une date hautement symbolique puisqu’elle coïncide avec l’année anniversaire des trente ans de la saga, dont les origines remontent à mars 1996. Capcom a choisi de faire de cet épisode un véritable évènement, en accompagnant sa sortie d’aperçus de gameplay, d’une démo jouable et d’une campagne marketing d’envergure.

Contrairement aux précédents opus, ce nouveau Resident Evil abandonne totalement les consoles de génération précédente pour se concentrer sur les machines actuelles. Le titre tourne sur le RE Engine, le moteur maison de Capcom, capable de restituer des visuels d’un réalisme photographique. Voici les supports sur lesquels vous pouvez découvrir l’aventure :

  • PlayStation 5 (avec une prise en charge optimisée sur PS5 Pro)
  • Xbox Series X et Series S
  • PC via Steam et l’Epic Games Store
  • Nintendo Switch 2, dont la version est arrivée durant l’été 2026

Les joueurs ayant précommandé le jeu ont bénéficié d’un bonus numérique exclusif : un costume sur le thème « Apocalypse ». La version Nintendo Switch 2 s’est quant à elle accompagnée de deux amiibo à l’effigie de Grace et de Leon, permettant de débloquer du contenu additionnel en jeu. Cette sortie multiplateforme simultanée témoigne de la volonté de Capcom de toucher le plus large public possible, un pari commercial largement remporté.

L’histoire de Resident Evil Requiem : retour à Raccoon City

L’intrigue de Resident Evil Requiem se déroule près de trois décennies après la destruction de Raccoon City, cette ville du Midwest américain rayée de la carte sur ordre du gouvernement des États-Unis pour endiguer la prolifération d’un virus mutagène. Autrefois siège de la tristement célèbre Umbrella Corporation, la cité n’est plus qu’un cratère désolé, un cimetière à ciel ouvert que la série n’avait plus vraiment exploré depuis Resident Evil 3.

Tout commence lorsqu’un cadavre est découvert dans un hôtel abandonné. La victime semble avoir succombé à une maladie inconnue, présentant d’étranges signes d’hémorragie et de contusions. Le FBI confie ce dossier sensible à une analyste discrète et méthodique, avant que l’enquête ne bascule progressivement vers une conspiration bien plus vaste, liée aux vestiges des expériences biologiques d’Umbrella. Le jeu tisse ainsi des liens narratifs entre plusieurs pans de l’univers Resident Evil, offrant aux fans de longue date une quantité impressionnante de références et de révélations.

Grace Ashcroft, l’héroïne vulnérable

La grande nouveauté de cet épisode, c’est Grace Ashcroft, une analyste du FBI qui n’a rien d’une combattante aguerrie. Introvertie, passionnée de lecture et facilement submergée par le stress, elle incarne un profil radicalement différent des héros habituels de la saga comme Claire Redfield, Jill Valentine ou Chris Redfield. Fille d’Alyssa Ashcroft, la journaliste jouable dans le spin-off Resident Evil Outbreak, Grace est envoyée enquêter sur des meurtres commis dans l’hôtel Wrenwood, le lieu même où sa mère a trouvé la mort des années plus tôt.

Cette dimension personnelle confère à sa quête une charge émotionnelle inédite. Grace se sent impuissante face à l’horreur qui l’entoure, et c’est précisément cette fragilité qui rend ses séquences si oppressantes. Le joueur ressent constamment sa terreur, sa panique et sa détermination à survivre malgré tout. Doublée avec un talent salué par la critique, elle est rapidement devenue l’un des personnages les plus attachants introduits par la licence ces dernières années.

Le retour tant attendu de Leon S. Kennedy

Impossible de parler de Resident Evil Requiem sans évoquer le come-back de Leon S. Kennedy. Le charismatique agent de la Division des opérations de sécurité (DSO) effectue ici son premier vrai retour dans un épisode inédit depuis Resident Evil 6. Plus âgé, plus fatigué mais toujours aussi flegmatique, Leon traque Victor Gideon, un scientifique aux ramifications troubles remontant à l’ancienne Umbrella Corporation. Sa mission le conduit fatalement sur le chemin de Grace.

Leon conserve tout ce qui a fait de lui une icône : ses coups de pied circulaires dévastateurs, son arsenal létal, sa hachette et ses répliques cultes lâchées avec un détachement typique des films d’action des années 90. Mais l’écriture ajoute une profondeur bienvenue : ce vétéran a trop vu, trop survécu, et accepte désormais l’idée que chaque mission pourrait être la dernière. Cette lassitude sincère donne encore plus de poids à son humour et fait de lui un personnage plus cohérent et plus humain que jamais.

Les personnages secondaires

Autour de ce duo gravitent plusieurs figures qui enrichissent l’univers. On retrouve notamment Sherry Birkin, désormais collègue de Leon au sein du DSO, qu’il avait sauvée enfant lors de la catastrophe de Raccoon City. Le jeu introduit également Emily, une jeune fille aveugle capturée et soumise à d’atroces expériences, dont le sort constitue l’un des ressorts émotionnels les plus forts du récit. Ces personnages secondaires tissent une toile narrative dense, où chaque révélation approfondit les enjeux et connecte les fils épars laissés par les précédents épisodes.

Un gameplay à deux visages : horreur et action

La véritable audace de Resident Evil Requiem réside dans sa structure duale. En alternant entre Grace et Leon, le jeu propose deux expériences radicalement différentes qui, ensemble, forment un tout cohérent. Capcom a clairement cherché à réconcilier les deux âmes de sa communauté : ceux qui réclament le survival horror pur et dur, et ceux qui préfèrent l’action débridée. Le résultat est une alternance parfaitement rythmée, où la tension et la catharsis se répondent sans cesse.

Grace : la peur à l’état pur

Les séquences de Grace renouent avec l’essence du survival horror qui a fait la réputation de la série. Fragile et démunie, l’analyste doit avant tout éviter les confrontations, se faufiler dans l’ombre et gérer scrupuleusement ses ressources. Ses passages évoquent l’angoisse claustrophobe de Resident Evil 7 et la gestion nerveuse de Resident Evil 2. Le level design fourmille de couloirs oppressants, d’ennemis rôdeurs qu’il vaut mieux fuir que combattre, et d’une conception sonore remarquable qui distille une terreur constante.

Pour survivre, Grace peut compter sur un système d’artisanat inédit. En récoltant du sang sur les infectés, elle fabrique des munitions, des soins et des injecteurs à usage unique capables de faire exploser un ennemi étourdi. Elle dispose d’un pistolet basique, de couteaux, mais surtout d’une arme de dernier recours redoutable : le Requiem, un magnum surpuissant qui donne son nom au jeu. Problème, ses munitions sont extrêmement rares, ce qui en fait un joker à conserver précieusement pour les situations les plus désespérées.

Leon : l’action décomplexée

À l’opposé, les segments incarnés par Leon renouent avec la formule action popularisée par le remake de Resident Evil 4. Ici, plus question de fuir : le vétéran fonce dans le tas, décime les hordes de zombies, affronte des boss imposants et enchaîne les exécutions brutales. Rapide, confiant et létal, il n’a jamais à s’inquiéter réellement de ses ressources. Ses affrontements privilégient la puissance et la maîtrise, offrant un défouloir jouissif après les moments d’angoisse vécus avec Grace.

Cette dualité fonctionne parce qu’aucun des deux styles ne domine l’ensemble. Grace instaure la tension par la contrainte, Leon offre l’intensité par l’escalade. Le passage de l’un à l’autre survient souvent lors de moments-clés du scénario, réinitialisant le sentiment de peur juste au moment où le joueur commençait à se sentir en sécurité. Un procédé narratif redoutablement efficace.

La bascule première et troisième personne

Resident Evil Requiem est le premier épisode de la série principale à intégrer directement la possibilité de basculer à tout moment entre la vue à la première personne et la vue à la troisième personne. Le jeu propose par défaut Grace en vue subjective, pour renforcer l’immersion et la vulnérabilité, et Leon à la troisième personne, pour souligner la dimension spectaculaire de ses combats. Mais le joueur reste libre de choisir sa perspective à chaque instant.

Cette fonctionnalité, longtemps réclamée par la communauté après des années de débats, met fin à une querelle de puristes. Elle n’est pas un simple gadget : elle transforme réellement la manière d’appréhender chaque environnement, chaque affrontement et chaque énigme. Explorer une zone anxiogène en vue subjective avec Grace, puis y revenir armé jusqu’aux dents avec Leon en vue à la troisième personne, procure une sensation grisante, proche de celle d’un New Game Plus.

Raccoon City et un bestiaire d’une inquiétante humanité

Le retour dans les ruines calcinées de Raccoon City constitue un puissant moteur nostalgique. Le trailer de révélation avait déjà teasé quelques lieux familiers, comme le commissariat encore debout au milieu des décombres. Explorer cette ville martyre, autrefois anéantie par une frappe expérimentale, procure un frisson particulier aux fans de la première heure.

Mais ce sont surtout les nouveaux zombies qui marquent les esprits. Loin des masses anonymes de chair putréfiée, les infectés de Resident Evil Requiem conservent des fragments de leur ancienne personnalité. Certains poursuivent machinalement leurs anciennes activités, ce qui donne lieu à des rencontres aussi dérangeantes que mémorables :

  • un cuisinier infecté qui découpe sans fin de la viande à coups de couperet
  • un concierge qui continue obsessionnellement de nettoyer le sol
  • des créatures qui fredonnent des chansons ou éteignent compulsivement les lumières
  • des ennemis réagissant violemment au moindre bruit suspect

Cette humanité résiduelle rend le bestiaire particulièrement glaçant et confère à chaque zone une identité propre. Le jeu ressuscite également des menaces iconiques : Lickers, ennemis traqueurs à la Mr. X et boss redoutables ponctuent l’aventure, obligeant le joueur à adapter en permanence sa stratégie entre fuite et affrontement.

Une claque technique portée par le RE Engine

Sur le plan visuel, Resident Evil Requiem place la barre très haut. Grâce au RE Engine, Capcom livre des environnements d’une densité de détails saisissante et des modèles de personnages d’un réalisme confondant. La peau, les yeux embués de larmes, les cheveux en mouvement, la translucidité de la lumière : chaque élément contribue à une immersion totale. Les expressions faciales de Leon et la terreur palpable qui se lit sur le visage de Grace, jusqu’à la sueur perlant sur son front, participent à l’intensité émotionnelle du récit.

Le titre se distingue aussi par son accessibilité technique. Malgré son ambition graphique, il tourne correctement sur une large gamme de configurations PC, y compris des machines plus modestes des cinq dernières années. Plusieurs niveaux de difficulté, du mode accessible aux nouveaux venus jusqu’au redoutable mode Insanity, permettent à chacun de calibrer l’expérience selon ses envies et son niveau.

Réception critique et succès commercial phénoménal

Resident Evil Requiem a été acclamé par la critique dès sa sortie, saluant un épisode qui distille trois décennies de savoir-faire en une aventure d’une rare cohérence. Les testeurs ont particulièrement loué l’équilibre entre horreur et action, la performance vocale de l’interprète de Grace, la mise en scène soignée et le rythme irréprochable. Le titre avait d’ailleurs déjà décroché plusieurs récompenses lors des Gamescom Awards 2025, confirmant les attentes immenses placées en lui.

Côté ventes, le succès est tout simplement historique. Le jeu a franchi le cap des cinq millions d’exemplaires écoulés en moins d’une semaine, puis des six millions en dix-sept jours seulement, avant de dépasser les sept millions d’unités en moins de deux mois. Ces chiffres font de Resident Evil Requiem l’épisode le plus rapidement vendu de toute l’histoire de la franchise, détrônant les précédents records. Pour illustrer l’ampleur de ce démarrage, voici quelques repères marquants :

  • plus de 5 millions de ventes en moins d’une semaine
  • le cap des 6 millions atteint en seulement 17 jours
  • plus de 7 millions d’exemplaires écoulés en moins de deux mois
  • l’épisode le plus rapidement vendu de toute la saga

Ce triomphe commercial s’inscrit dans une année 2026 faste pour Capcom, l’éditeur enchaînant les succès avec d’autres titres. Il confirme surtout que la formule mêlant survival horror et action correspond exactement aux attentes d’un public toujours plus large, séduit par la richesse de l’univers Resident Evil.

Contenu additionnel, DLC et anniversaire de la saga

Capcom ne compte pas laisser retomber l’engouement. L’éditeur a d’ores et déjà confirmé travailler sur du contenu narratif supplémentaire qui plongera plus profondément dans l’univers de Requiem. Des modes de jeu annexes ont également fait leur apparition pour prolonger le plaisir et offrir une belle rejouabilité, un aspect renforcé par les différences de parcours selon que l’on explore certaines zones avec Leon ou avec Grace.

Cette sortie intervient dans le cadre du trentième anniversaire de la série, célébré le 22 mars 2026. Pour marquer l’évènement, Capcom a préparé de nombreuses festivités, parmi lesquelles une collaboration entre Universal Studios Japan et Resident Evil Requiem, ainsi que des concerts orchestraux au Japon, aux États-Unis et en Europe. Autant d’occasions pour les fans de célébrer une licence devenue un véritable pilier de la culture vidéoludique.

Faut-il craquer pour Resident Evil Requiem ?

Resident Evil Requiem s’impose comme l’un des meilleurs épisodes de la saga, sinon le plus abouti sur le plan de la synthèse. En entremêlant la peur brute et vulnérable de Grace à l’action cathartique et maîtrisée de Leon, il offre le meilleur des deux mondes sans jamais paraître décousu. Ses graphismes somptueux, son bestiaire d’une inquiétante originalité, ses énigmes bien pensées et son mélange caractéristique de tension et de gore font de chaque instant un moment prenant.

Pour les amateurs de survival horror, c’est une véritable leçon de rythme et de mise en scène. Pour les fans de longue date, c’est une lettre d’amour truffée de clins d’œil et de références. Et pour les nouveaux venus, c’est une porte d’entrée idéale, à condition d’accepter qu’une part de la richesse narrative se savoure d’autant mieux après avoir parcouru les autres épisodes. Comptez environ neuf heures pour une première partie, et une bonne quinzaine d’heures pour en explorer tous les recoins et débloquer l’ensemble du contenu.

En définitive, Resident Evil Requiem confirme que la licence de Capcom est au sommet de son art. Terrifiant, spectaculaire, nostalgique et brutal à souhait, ce nouveau chapitre remet Raccoon City et ses horreurs biologiques au cœur de l’actualité vidéoludique. Un incontournable pour tout amateur de frissons, qui restera longtemps comme l’un des grands jalons de la série.